Des interviews exclusives de pointures du ballon rond, comme Kylian Mbappé ou Didier Deschamps, des flash-back de matchs cultes, des anecdotes insolites… Grâce au numéro spécial de So Foot Club, le magazine des fans de foot de 10-15 ans, nos ados vont entrer dans le Mondial super entraînés. À vos crampons !
Il ne faut pas oublier qu’avant de devenir des professionnels, les footballeurs étaient des supporters, comme nous. S’il y en a un qui s’en souvient, c’est Kylian Mbappé, et c’est sans doute pour ça qu’il a fait une place dans son agenda surchargé pour nous accorder une interview, un dimanche soir. Il a accepté de partager avec les lectrices et lecteurs de So Foot Club ses souvenirs intimes de Coupe du monde. Ce tournoi, c’est une véritable usine à émotions : les cris des voisins, l’hymne chanté en famille, les larmes de joie ou de déception… Comme lui, on a connu ça. Et si c’est votre première fois, vous allez comprendre pourquoi il n’y a rien au-dessus de cette compétition pour les amateurs de ballon rond.
La passion de Kylian est intacte, et nul doute que lui comme ses coéquipiers mettront toute leur fougue dans la quête d’une 3e étoile. Pour eux, pour les supporters, pour le drapeau. Cela suffira-t-il pour « ramener la coupe à la maison » ? On l’espère : 1re au classement FIFA, la France a un beau coup à jouer. Mais le chemin est long jusqu’au trophée, et semé d’adversaires redoutables… On vous souhaite un très beau tournoi, et on vous donne rendez-vous pour faire le bilan de cette Coupe du monde si attendue. En attendant… Allez les Bleus !
Angélique Adagio, corédactrice en chef

⚽ So Foot Club n°125, juin-juillet 2026. Un numéro spécial consacré à la Coupe du monde 2026.
En kiosques dès le 20 mai.
Kylian Mbappé nous raconte ses Coupes du monde
Avant d’être le capitaine des Bleus, Kylian Mbappé était comme nous un supporter de l’équipe de France. Il a accepté de nous raconter ses plus grandes émotions liées au plus beau des tournois.
Enfant, vous regardiez la Coupe du monde ?
Je la regardais avec mes parents, avec ma famille, et quand approchaient les derniers tours, la famille élargie, les amis : on se dit qu’un moment de l’histoire comme ça, on veut le vivre avec un maximum de personnes. En plus, c’est l’été, la plupart du temps les matchs sont en journée, ce sont des choses que tu peux partager en famille, à tout âge.
De mon souvenir, c’est le seul truc où les professeurs sont un peu plus laxistes. Je me rappelle qu’à l’école, on avait le droit de regarder les résultats, de suivre quand il y avait des résumés, parfois de regarder des matchs, parce que c’était la fin de l’année, le bulletin était déjà passé. Et puis les profs aussi veulent suivre les matchs !
Quelle est la première Coupe du monde dont vous vous souvenez ?
La première que j’ai vraiment comprise, c’est celle de 2006 en Allemagne, j’avais 7 ans. C’est la dernière Coupe du monde de Zidane. J’étais déjà fan de Zidane, et de l’équipe de France. J’ai été voir France–Brésil à Francfort, avec mes parents. Ils avaient eu des places par des connaissances. On était très haut dans le stade, mais on a vécu l’expérience du France–Brésil. C’était extraordinaire. […]
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Didier Deschamps : « Toute mon énergie est rivée sur cette Coupe du monde »
Cela fait bientôt 14 ans que Didier Deschamps est devenu le sélectionneur des Bleus. Un record. Avec lui aux manettes, la France a connu deux finales de Coupe du monde et a ajouté une étoile sur son maillot. Avant son dernier Mondial à ce poste, il lève pour nous un coin du voile sur les méthodes de travail qui ont permis à la France de consolider sa place parmi les géants du football mondial.
Qu’avez-vous appris depuis 2012 sur le rôle d’un sélectionneur, et en quoi votre approche a-t-elle évolué ?
Chaque matin en me levant, je me répète la même chose : je sais que je ne sais pas. J’estime qu’on peut apprendre tous les jours et au contact de tout le monde. J’ai un maître-mot : m’adapter. J’estime que ce n’est pas aux joueurs de s’adapter à moi, mais à moi de m’adapter à eux. Un exemple : les téléphones portables. Ont-ils la même place dans notre quotidien en 2026 qu’en 2012 ? Non ! Les interdire dans le vestiaire n’aurait plus aucun sens. D’ailleurs, ça m’arrange bien, parfois. Quand les joueurs sont dans leur club, je peux les joindre quelques minutes après leur match quand j’ai une information sur leur état de forme à vérifier par exemple.
Avez-vous une liberté totale dans vos choix, par rapport notamment à la fédé ?
Sur les choix sportifs, oui, évidemment. Pour tout ce qui touche à la logistique, comme récemment le choix du camp de base aux États-Unis ou le lieu des matchs que nous jouons en France, la décision finale appartient en revanche à mon président. Mais nous échangeons fréquemment et nous tombons vite d’accord.
👉 Lire la suite : plans de jeu, astuces de coach et visées pour le Mondial, dans le magazine.
Mondial de foot : comment la France a décroché sa 1ere étoile
Alors que la France va tenter de mettre une 3e étoile sur son maillot, petit rappel de la merveilleuse épopée que fut, en 1998, la conquête de la première. L’aventure avait envoûté tout le pays, à fond derrière cette équipe « black-blanc-beur », comme on disait à l’époque.
12 juin 1998 : France-Afrique du Sud. Avis de Mistral sur le Vélodrome
Les Bleus jouent leur premier match à Marseille. Le sélectionneur Aimé Jacquet est déjà sur la sellette, ses choix étant très critiqués par une partie de la presse. Pourtant, quand Stéphane Guivarc’h se blesse, il fait entrer Christophe Dugarry, dont la présence en sélection est très contestée. Quelques minutes plus tard, ce dernier marque et, revanchard, va tirer la langue à la tribune de presse. Après un but des Sud-Africains contre leur camp, le 3e but est signé Thierry Henry, à peine 20 ans.
18 juin 1998 : France-Arabie saoudite. Carton rouge
C’est au Stade de France, inauguré quelques mois plus tôt, que la France joue son 2e match. Les Bleus mènent 2-0 (buts d’Henry et de Trezeguet), quand Zidane « s’essuie les crampons », comme on dit pudiquement, sur un joueur saoudien. Carton rouge. Jacquet, consterné, ne jette pas un regard à son joueur qui quitte le terrain. La France l’emporte (4-0), mais elle a perdu en route son atout majeur, qui sera suspendu.
24 juin 1998 : France-Danemark. Coiffeurs à l’action
Assurés de jouer le tour suivant, les Bleus tiennent cependant à remporter le 3e match de poule devant le public du stade Gerland, à Lyon. L’équipe dite des « coiffeurs » (des remplaçants), conçue pour faire souffler les cadres, a quand même bien du talent et gagne 2-1 face au Danemark, grâce à un penalty tiré par Youri Djorkaeff et un but d’Emmanuel Petit.
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Textes : Angélique Adagio. Photo : Icon sport.
À lire aussi dans ce numéro de « So Foot Club »…
Au-delà des articles de fond, ce numéro événement du magazine So Foot Club propose aux 10-15 ans une mi-temps rigolade avec la toute nouvelle BD Les jumeaux Lucarne et un guide complet de la compétition. Au programme : le tour des stades, des analyses accessibles sur les 12 groupes et les matchs à ne pas rater. À ne pas manquer également : le grand poster de la Coupe du monde avec, au recto, le calendrier de la compétition, à remplir au fil des matchs, et au verso, une photo de l’équipe de France !


