Vêtements, baskets, cosmétiques… la contrefaçon, souvent banalisée sur les réseaux sociaux et les plateformes de vente en ligne, fait partie de l’univers de nos adolescents. Au moment des soldes ou du Black Friday, les promotions inondent les réseaux sociaux et les arnaques se cachent partout ! Pour aider nos enfants à ne pas tomber dans le piège de la contrefaçon, nous vous offrons ce hors-série numérique Phosphore, réalisé avec l’INPI et le CEIPI.
Au sommaire du hors-série numérique de Phosphore
Un test pour faire le point sur ses connaissances
✅ 4 questions et des situations concrètes pour éviter de se faire avoir et mieux comprendre ce qu’est une contrefaçon.
L’enquête : c’est quoi la contrefaçon ?
Le Code de la Propriété Intellectuelle définit la contrefaçon comme la reproduction, l’imitation ou l’utilisation d’un droit de propriété intellectuelle sans l’autorisation de son propriétaire. Pour le dire simplement, la contrefaçon, c’est la fabrication et la vente de marchandises sans en avoir ni les droits, ni le droit. C’est un délit qui touche tous les secteurs : vêtements, parfums, électroniques, médicaments, streaming, etc.
Est-ce qu’on s’en moque ? Et bien, pas vraiment si on se soucie de justice, de santé, d’écologie ou d’éthique et que l’on n’a aucune envie de se mettre en danger. Explications en vidéo.
🎬 La vidéo de Phosphore pour tout comprendre.
Comment a-t-on accès involontairement à des contrefaçons ?
- Les sites marchands étrangers comme Temu, Shein ou AliExpress, sur lesquels on trouve des produits qui ressemblent beaucoup trop à ceux de grandes marques… sauf que ce sont des copies. La différence ? Le prix, la qualité et la légalité.
- Les applis de revente et de seconde main sont un bon moyen de participer à une économie circulaire, écologique, qui s’oppose à la fast fashion. Malheureusement, certains profitent de Vinted, de Facebook ou du BonCoin pour écouler de fausses baskets ou des sacs “inspirés” des grandes maisons.
- Les feeds Insta, Snapchat ou TikTok où des influenceurs balancent des “bons plans”. Certains sont payés pour revendre des contrefaçons, d’autres ne réalisent même pas qu’ils envoient droit vers une arnaque.
- Les vendeurs à la sauvette, sur les marchés, auprès de qui trouver des parfums, vêtements ou accessoires de “marque” à prix cassés. Si c’est trop beau pour être vrai, c’est que c’est faux.
⚠️ Ce qu’il faut surveiller pour éviter les contrefaçons
La contrefaçon en chiffres
La France est le deuxième pays le plus touché par la contrefaçon, juste après les États-Unis. En 2024, les Douanes françaises ont retiré du marché plus de 20 millions d’articles, pour une valeur estimée à presque 650 millions d’euros, soit l’équivalent d’1 million de PS5 !
Chez les 15-24 ans, plus d’un ado sur trois a été récemment dupé par la contrefaçon !
💵 Les chiffres de la contrefaçon
Les “tips” de Phosphore pour éviter les soucis
- Renseigne-toi sur la réputation du vendeur, qu’il s’agisse d’un magasin, d’un influenceur ou d’un site Internet. A-t-il des avis défavorables publiés sur le Net ? De précédents acheteurs lui reprochent-ils des arnaques ?
- Vérifie le nom et l’adresse URL du site Internet, puis observe à la fois l’emballage et le produit. Est-ce que le logo est exact, l’orthographe correcte ? La qualité semble-t-elle au rendez-vous ? La description est-elle dans un français approximatif ? La photo est-elle de mauvaise qualité ou pixelisée ? Tout ça, ce sont des indices qui laissent à penser qu’il peut s’agir d’une fraude.
- Le prix est très alléchant et on n’est pas en période de soldes ? Alerte ! Compare l’offre que te fait le vendeur avec celles de ses concurrents, si l’écart te semble trop important, c’est sûrement une arnaque.
- Avant de payer, le vendeur doit te permettre de vérifier le détail de ta commande et son prix total. C’est la loi. Un premier clic te permet de vérifier la nature et la composition de ta commande, un second clic te permet de la confirmer définitivement.
- Au moment de payer, vérifie que le site est sécurisé. Sur certains sites, l’ajout du “S” comme “Secure” dans l’URL “httpS://” te garantit que le site est sécurisé. Un cadenas fermé peut également apparaître dans la fenêtre de ton navigateur.
- De manière générale, avant tout achat, physique ou virtuel, il faut être vigilant. Comme le dit l’expression : “Quand c’est flou, c’est qu’il y a un loup !”
💡Les astuces de Phosphore pour ne pas se faire avoir
L’INPI
Cette vidéo publiée par l’INPI (Institut national de la propriété industrielle) permet de mieux comprendre les enjeux de la contrefaçon à travers des exemples concrets. Vous pouvez la regarder avec votre ado pour compléter le numéro spécial de Phosphore.
L’Institut national de la propriété industrielle (INPI) est un acteur majeur de l’innovation et de l’entrepreneuriat en France. Ses missions sont nombreuses :
- Délivrer les titres de propriété industrielle (par exemple, les brevets)
- Enregistrer les formalités d’entreprises (comme les immatriculations)
- Homologuer les savoir-faire français
- Élaborer le droit dans les domaines de la propriété intellectuelle
- Représenter la France dans les instances internationales.
- Former, sensibiliser
Autant d’actions menées par l’INPI dans l’objectif de favoriser le développement économique du pays.
LE CEIPI
Protéger une marque, une invention ou une création, c’est un métier. Le Centre d’études internationales de la propriété intellectuelle (CEIPI) de l’Université de Strasbourg forme les futurs spécialistes chargés de cette mission. Grâce à ses formations, des étudiants, des juristes, des ingénieurs, mais aussi des créateurs apprennent à défendre les droits de propriété intellectuelle. Le CEIPI joue un rôle clé pour que chacun puisse inventer, créer, imaginer… sans se faire copier.
L’INPI et le CEIPI collaborent au sein du dispositif France anti-contrefaçon pour faire émerger des sujets liés à la contrefaçon pouvant bénéficier à l’écosystème de la propriété intellectuelle en France, notamment dans l’enseignement.


