Mimi Cracra, elle s’amuse avec trois fois rien
Mimi Cracra est une petite fille curieuse, inventive et dégourdie. Aidée de son imagination débordante, elle transforme des situations du quotidien en aventures épiques. Sous son regard, un panier à linge se change en bateau, un rouleau de papier toilette se transforme en tapis volant et un vieux pot de pâte à tartiner durcie devient de la pâte à modeler comestible… Mimi expérimente, trifouille, patouille, utilise ses cinq sens et transforme l’ordinaire en aventure. Et si parfois elle semble faire des bêtises, ce n’est pas volontaire : de simples maladresses enfantines !
Mimi Cracra, elle s’amuse avec trois fois rien
Mimi Cracra est une petite fille curieuse, inventive et dégourdie. Aidée de son imagination débordante, elle transforme des situations du quotidien en aventures épiques. Sous son regard, un panier à linge se change en bateau, un rouleau de papier toilette se transforme en tapis volant et un vieux pot de pâte à tartiner durcie devient de la pâte à modeler comestible… Mimi expérimente, trifouille, patouille, utilise ses cinq sens et transforme l’ordinaire en aventure. Et si parfois elle semble faire des bêtises, ce n’est pas volontaire : de simples maladresses enfantines !
Les adultes sont très peu présents dans cette série. Ses parents, Mimi Cracra les évoque toujours à la troisième personne – « Maman a dit », « Papa a fait » -, même si on aperçoit de temps à autre leurs mains dans l’image. De manière générale, la série présente peu de personnages secondaires. Mimi Cracra est le plus souvent accompagnée d’un animal de compagnie ou d’un jouet. Mais Mimi se suffit à elle-même. Cela renforce encore l’impression de plongée dans la tête de la petite fille.
En 1976 naissait Mimi Cracra
« Raconte-nous l’histoire d’une petite fille qui se lave les mains en 8 cases « , avait lancé en 1976 la rédactrice en chef de Pomme d’Api à son autrice et illustratrice Agnès Rosenstiehl. C’est ainsi qu’est née cette adorable petite fille à la bouille ronde. Devant le succès de cette histoire, on lui demande d’en imaginer de nouvelles et, surtout, de trouver un nom à ce personnage. « Elle est mimi mais elle est aussi cracra » répond un peu machinalement l’illustratrice… Et voilà !
A l’époque, son ton et sa manière de parler “comme les enfants”, sont particulièrement novateurs. De nombreux courriers de lecteurs semblaient regretter cette manière incorrecte de parler, mais c’est aussi ce qui a fait le sel de la BD.
Mimi Cracra, un personnage intemporel
Au fil des années les histoires de Mimi Cracra ont gardé un caractère intemporel. Il n’existe pas de chronologie ni de lien entre les épisodes. Impossible aussi de constater l’évolution de la société et de nos usages dans la série : pas question ici de refléter la modernité, les usages nouveaux, mais simplement la justesse des situations vécues par les enfants.
On ne connaît d’ailleurs absolument rien de l’univers de Mimi Cracra, et sa créatrice Agnès Rosensthiel cultive cela avec délectation : « Est-elle en campagne ou en ville, dans un milieu aisé ou pauvre… On ne sait pas tout ça. On ne sait même pas si elle a une mère, ou même deux mères ! C’est une petite fille qui parle de son monde intérieur. Et ce monde intérieur est extrêmement riche. » Cela permet à ses petits lecteurs de pouvoir se projeter dans cet univers indéfini et facile à appréhender.
En 1976, le journal Pomme d’Api publie les premières histoires de Mimi Cracra. Ce n’est qu’en 1983 qu’apparaissent les albums de Mimi Cracra puis trois ans plus tard ses histoires sont diffusées à la télévision. Avec son style simple, ses histoires courtes et en peu de texte Mimi Cracra est la copine des tout-petits, de 3 à 7 ans.
Une petite fille toujours de profil
Mimi Cracra est toujours dessinée de profil. Dans une interview, Agnès Rosenthiel se souvient des raisons de ce choix. « Je devais avoir environ une dizaine d’années quand je suis allée au Louvre pour la première fois avec ma grand-mère. Les dessins de profil des Égyptiens et les hiéroglyphes m’ont tout de suite passionnée. J’ai été subjuguée par ces dessins qui faisaient sens. Pour moi, le dessin est une forme d’écriture, l’écriture est une forme de dessin. »
Sa présentation de profil est également due au fait que Mimi va toujours de l’avant, concentrée sur son action, sans vérifier à droite ou à gauche si Papa ou maman la surveille. Novatrice on vous dit.