Patouiller, toucher, manipuler… Pas très sérieux, tout ça ? Et pourtant, c’est ainsi, en mobilisant leur corps et leurs sens, que les petits apprennent. Dans Pomme d’Api, cuisiner et bricoler a toujours été bien plus qu’un jeu. Retour sur une approche de l’apprentissage joyeuse et familiale, qui fait ses preuves depuis 60 ans.
Apprendre avec ses mains
À l’âge de la maternelle, on apprend avec ses mains. Après avoir tout mis à la bouche quand on était bébé, ce sont elles qui prennent le relais. Terre, papier, pâte à modeler… quelle que soit la matière, l’enfant a besoin de toucher pour établir des liens logiques… et comprendre le monde qui l’entoure. C’est pour cela que Pomme d’Api n’est pas un magazine de lecture comme les autres, mais bien une expérience à vivre chaque mois avec la tête… et les mains !

« C’est moi qui l’ai fait ! » : de la fierté à la confiance en soi
Gâteau-dinosaure, train de légumes, lapin d’avril… Depuis ses premiers numéros, Pomme d’Api propose des recettes et des bricolages à faire ensemble. Adaptées aux petites mains, expliquées geste après geste, en mots et en images, ces activités sont la promesse d’un bon moment partagé et d’une immense fierté pour les enfants. Quel plaisir de pouvoir s’écrier : « C’est moi qui l’ai fait ! »

Apprendre par le jeu
Jouer, c’est du sérieux ! Ah, si seulement les enfants pouvaient apprendre un peu plus rapidement à mettre leurs chaussures, enfiler leur blouson, se laver les dents… notre quotidien en serait plus léger. Eh oui, mais l’autonomie, ça se construit petit à petit ! Pour cela, il faut acquérir des gestes fins en traçant, reliant, dessinant (sous l’œil bienveillant des parents). Il faut aussi apprendre la précision, l’attention, la logique, la persévérance… En jouant, par exemple, à des jeux de société. À cet âge, jouer, c’est du sérieux. C’est pour cela qu’on trouve autant de jeux dans le magazine.

Magali Tessier, spécialiste des jeux, bricolages et recettes de Pomme d’Api 🎨
« L’objectif des activités manuelles de Pomme d’Api, c’est vraiment que chaque enfant se sente capable de réaliser des choses par lui-même. Cela va renforcer sa confiance en lui. Inventer, créer, fabriquer comme un grand, quelle joie ! Je teste toutes mes idées de bricolages dans mon atelier, avec des enfants à différents niveaux d’autonomie, dont certains sont porteurs de handicaps. Ce qui est magique, c’est de voir la fierté dans leurs yeux… et dans celle de leurs parents ! »
Textes : Gwénaëlle Boulet, Nathalie Kouyoumdjian et Delphine Saulière. Photos : Isabelle Franciosa.